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13 anecdotes sur Platini

Michel Platini traverse sans doute la période la plus difficile de sa carrière de dirigeants sportifs. Celui qui aspire à devenir Président de la FIFA voit son rêve s’éloigner jour après jour.

Pourtant, Michel avait réussi pratiquement tout ce qu’il avait entrepris dans le football : membre du Comité exécutif de la FIFA, président de la plus puissante fédération de football du monde et surtout, n°10 de génie reconnu et récompensé par ses pairs … ce que les gens ont tendance à oublier. Un joueur d’exception. En ce vendredi 13, découvrez 13 choses que vous ne savez peut-être pas sur le footballeur Platini et sur le politicien.

Déclaré inapte au football

La carrière de Michel a débuté à l’AS Nancy-Lorraine mais elle aurait dû commencer au FC Metz. En effet, le jeune homme est venu passer un stage lorsqu’il avait 15/16 ans. Il n’avait pas impressionné les entraineurs mais avait « une belle frappe de balle ».

Mais suite à une séance de spiromètre (instrument pour mesurer le volume d’air), un médecin de la ville de Metz a jugé Michel Platini « inapte à la pratique du haut niveau ». Beaucoup de jeunes footballeurs auraient aimé être autant inapte à la pratique du haut niveau que lui !

Pour l’anecdote, ce médecin exerce toujours à Metz et changerait de trottoir à chaque fois qu’il croiserait Carlo Molinari, le Président du FC Metz à l’époque.

Un entrainement révolutionnaire

Tout le monde se souvient de son coup-franc en 1984 qui a permis aux bleus de remporter son premier championnat d’Europe (un peu grâce à Luis Arconada aussi ^^). Michel Platini était un tireur de coup franc hors pair.

Il s’est entrainé dès son plus jeune âge à Nancy. À la fin de chaque entrainement, Michel s’entrainait 30 minutes avec son ami Jean-Michel Moutier (le gardien de but de l’équipe première) ainsi qu’avec des mannequins en mousse.

Ces mannequins servaient de murs. Platini a été un des premiers à s’en servir.

Un transfert avorté à l’Inter Milan

Alors que la fin de son contrat s’approchait, Michel Platini a été approché par le club italien. Le Président du club, Ivanoe Fraizzoli, est convaincu que le meneur de jeu français est le joueur idéal pour remplacer leur star Alessandro Mazzola, tout juste parti à la retraite.

Cependant, ils n’ont pas daigné en informer, l’entraîneur de l’équipe. Lorsque Michel est venu visiter les installations du club, ce dernier refuse qu’on lui impose des joueurs, préférant que Mazzola sorte de sa retraite plutôt que prendre Platini.

La suite ? Michel Platini a remporté trois fois le ballon d’or avec la Juventus Turin quatre années plus tard.

Son surnom

Il s’agit de « Platoche », donné par des journalistes. Mais ce surnom n’a pas suivi Michel tout le long de sa carrière. Aujourd’hui, seuls les fans de football doivent le connaître, et encore … les plus vieux.

En Italie, les gens l’ont appelé « il Re », le roi. Un Roi qui a tout remporté dans le pays : deux championnats, une coupe nationale, une coupe des clubs champions, une coupe des coupes, une Supercoupe de l’UEFA et une coupe intercontinentale. Les supporters du club italien l’ont d’ailleurs élu joueur du siècle.

maradona-et-platini

Besoin d’un psychiatre ?

Le 29 mai 1985 est une « date noire » pour le monde du football. Avant la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions (ancienne Ligue des champions), des supporters sont morts après l’effondrement d’un muret et de nombreux autres sont blessés au stade de Heysel.

Le match est maintenu car l’UEFA a peur que l’ambiance dégénère si ce dernier est repoussé. La Juve remporte le match sur un penalty de Platini et le résultat aurait pu être presque anecdotique contenu du scénario de l’avant-match. Sauf que Michel a sauté de joie après son but.

Indécent ? « Ceux qui me reprochent cette joie n’ont jamais marqué un but de leur vie » a répondu l’intéressé sur le sujet. Conscient de sa maladresse, le français a dit qu’ensuite qu’il avait complétement oublié les personnes décédés ce jour-là et que pour savoir pourquoi il les avait oublié, il faudrait demander à un psychiatre.

Curieux de savoir ce qu’un psy dirait …

Un démon vert

Platini n’a pas autant marqué l’histoire des verts que ça. Il n’a remporté qu’une fois le championnat en 1981 et perdu deux fois la coupe de France. Il aurait aussi surtout perdu sa femme qui serait sorti avec un de ses coéquipiers, Jean-François Larios, milieu international français.

Les deux hommes sont connus pour se détester et ces conflits amoureux ont surtout nuit à Jean-François, toujours sélectionné mais écarté des premiers rôles par le sélectionneur de l’époque, donnant ainsi naissance à un quatuor de légendes.

Membre du carré magique

Michel Hidalgo, le sélectionneur de l’équipe de France entre 1976 et 1984, a révolutionné le football en mettant en place un milieu de terrain composé de quatre techniciens : Michel Platini, Jean Tigana, Alain Giresse et Bernard Genghini (remplacé par Luis Fernandez par la suite).

Un milieu de terrain qui a connu ses moments de gloire (Euro 1984, quart de finale de coupe du monde 1986) et aussi ses moments de défaites (demi-finale de coupe du monde 1982) mais qui a marqué l’histoire du football.

Son clash avec un journaliste

L’équipe de France est en Espagne pour disputer la Coupe du Monde de football en 1982. Fatigué par les critiques à son encontre, Platini a insulté Jean-Yves Dhermain, un journaliste d’Europe 1, de « petit con ».

C’est sans doute pour cela qu’il a été aussi compréhensif quand Nasri a dérapé en 2012. « Si j’avais dû être suspendu à chaque fois que j’ai insulté un journaliste, je ne compterais pas beaucoup de sélections… ».

L’épisode avec Jean-Yves Dhermain n’est sans doute pas le seul dérapage commis par le n°10 des bleus.

Une sélection pour le Koweït

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Michel Platini n’a pas toujours défendu les couleurs des bleus. Le 27 Novembre 1988, Platini a disputé les vingt premières minutes du match Koweït – URSS.

Nul ne sait pourquoi. Nul ne sait comment ce match a pu être validé par les instances internationales. Il n’existe aucune vidéo de ce match mais Michel est bien enregistré dans les archives de la FIFA comme international koweïtien.

Il n’a pas rapporté d’argent à ses clubs …

… en transfert, bien sûr. Platini a respecté chacun de ses contrats, que ce soit à Nancy, à Saint-Étienne et à la Juventus.

« Platini ne coûtait rien car il respectait ses engagements et qu’il restait dans son club jusqu’à la fin de son contrat. » déclara-t-il après le transfert record de C. Ronaldo au Real Madrid en 2009. Difficile d’imaginer Cristiano, Messi ou Neymar partir libre aujourd’hui. En effet, pourquoi refuseraient-ils de signer des primes s’élevant à des millions ?

Sauf que Platini n’est pas allé à la fin de son contrat à Saint-Étienne et a bien été transféré en 1982 pour dix millions de francs…

Si Cristiano Ronaldo vaut 92 millions d’euros, [j’en vaudrai] 93 quand [j’avais] 23 ans

Jaloux de la génération 1998

La Coupe du Monde restera sans doute le plus grand regret de la carrière du footballeur. Éliminé deux fois par l’Allemagne en 82 et 86, le meneur de jeu tricolore n’a jamais pu remporter la consécration suprême.

Michel Platini a fait partie des rares français à ne pas se réjouir de la victoire des bleus en 1998. Lorsqu’il est allé dans le vestiaire des joueurs après leur succès contre le Brésil, Michel n’a pas pu s’empêcher de dire à Didier Deschamps, le capitaine de l’équipe : «Alors les gars, il a fallu que j’organise un Mondial pour que vous le gagniez ? »

Ce que l’actuel sélectionneur a répondu : « Certains sont faits pour organiser, d’autres pour gagner ». Sympa, l’ambiance … Il a eu une réflexion similaire sur Zidane : « ce [Zizou] a fait avec un ballon, Maradona le faisait avec une orange. »

Un opposant à la technologie

Si le football a si peu évolué ses dernières années, il le doit en grande partie à l’ancien meneur de l’équipe de France. Michel est un opposant à la vidéo. « En France, on a introduit la technologie dans le rugby et c’est un désastre ».

Les temps morts et le coût de la mise en place de la technologie sont d’autant éléments en défaveur de la vidéo. Même la Goal Line Technology ne trouve pas grâce à ses yeux.

Un accord verbal à deux millions de francs suisse

Une ombre fait tâche dans la carrière de Platini, celle de conseillé de Sepp Blatter entre 1998 et 2002. Durant cette période, Michel a négocié un salaire d’un million de francs suisse pour le poste … accord obtenu à l’oral.

Comme la FIFA ne pouvait pas payer autant un de ses employés, l’ancien footballeur a touché 300 000 francs suisses par an puis devait avoir une prime ultérieurement … une prime qu’il a réclamé bien des années plus tard et qui font aujourd’hui l’objet d’une enquête judiciaire.

Sans doute l’affaire de trop pour Michel Platini.

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A propos de l'auteur

Charles-Henri Du Pré

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Co-fondateur & Rédacteur de l'Anecdote.
Le rêveur de l'Anecdote
"Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie (Confucius)."

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