Histoire - Géographie

Des procès d’animaux au Moyen-Âge !

Les animaux comparaissaient autrefois devant les tribunaux. Entre le XIIIème et le XIXème siècle, ils étaient jugés comme les hommes pour certains délits dans l’Europe car leurs présences dans les rues des villes/villages étaient parfois synonyme d’accident, d’où les procès d’animaux.

Qui étaient jugés ?

Les procédures contre les animaux n’étaient pas aussi nombreuses que cela. E. P. Evans en comptait 200 dans son livre « The Criminal Prosecution and Capital Punishment of Animals » en 1906.

Seuls les crimes les plus graves étaient soumis à un jugement, à savoir :

  • Les homicides
  • Les récoltes saccagées
  • Les cas avérés de sorcellerie

Avec deux peines : la peine de mort ou l’excommunication (exil forcé).

Des procès d’animaux semblables aux humains

Tout comme les hommes, les bêtes étaient emprisonnées lorsqu’ils commettaient un crime. Puis un procès-verbal était dressé et une enquête était lancée pour déterminer leurs responsabilités.

Enfin, ces derniers passaient au tribunal, en compagnie des présidents de cour, des avocats de la défense, des procureurs et autres parties civiles.

Si certains de ces procès suivaient une certaine logique (notamment les meurtres d’enfants), d’autres étaient plus insolites.

Les crimes de sorcellerie

Les chats ont, bien entend, été accusés de tous les mots au Moyen-Âge, comme cela a été le cas du chat de Marie Schrobilten en 1624, qui terrifiait hommes et femmes. Selon le peuple, ce dernier aurait fait un « saut de cinq à six pieds » (1,5 à 1,8 mètres) lorsqu’il se faisait caillasser.

Le chien de Saint-Prix a aussi fait l’objet d’un procès en 1610, qui aboyait d’une certaine manière lorsque tel ou tel individu se trouvait à la porte de son maître. Une telle pratique ne pouvait être que de la magie, si bien que la population souhaitait les faire brûler au bûcher.

Le contre-révolutionnaire

Le perroquet de M. de la Viefville a également été accusé à tort. En effet, ce dernier répète ce que l’on lui apprend comme tous les perroquets. Or, son maître n’a rien trouvé de mieux de lui apprendre à dire « Vive le Roi » peu de temps avant la Révolution Française. Ils ont été guillotinés.

Les excommunions

Interdire à certaines bêtes de séjourner dans telle ville ou tel lieu peut paraître absurde. En 1596 à Marseille, de nombreux dauphins ont fait leur apparition. Le cardinal légat Aquaviva a alors procédé à un exorcisme. Les dauphins ne sont plus revenus depuis dans la cité phocéenne …

En 1121, des mouches ont subi les foudres de l’Eglise. C’est d’ailleurs de cette légende que vient l’expression « tomber comme des mouches ».

Dans ces cas-là, il n’y a pas eu de procès d’animaux.

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A propos de l'auteur

Charles-Henri Du Pré

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Co-fondateur & Rédacteur de l'Anecdote.
Le rêveur de l'Anecdote
"Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie (Confucius)."

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