Expressions - Littérature

Finir en eau de boudin : tout savoir sur l’expression

Proposé par Professeur V

Finir en eau de boudin signifie échouer, mal tourner.

La définition du Robert est : eau dans laquelle on lave les tripes avant de faire le boudin. Utilisé au sens figuré : S’en aller en eau de boudin, se dit d’une affaire bien commencée et qui se réduit à néant. Cf. familier et vulgaire : Partir en couille.

Origine de l’expression finir en eau de boudin

Cette locution date du XVIIe siècle. En effet, Antoine Furetière l’utilisait en 1690. Deux hypothèses existent concernant sa formation.

  • La première considère le sens propre de l’expression. Elle fait allusion à l’eau servant à laver les boyaux pour fabriquer des boudins, qui devient sale et inutilisable.
  • La seconde envisage une version métaphorique de l’expression. Le sens du mot eau désignait parfois les excrétions liquides, et le boudin représentait le sexe de l’homme. L’eau de boudin était donc de l’urine.
  • Expressions associées

    Plusieurs formulations sont dérivées de l’expression française finir en eau de boudin : partir en eau de boudin, se terminer en eau de boudin, s’en aller en eau de boudin, tourner en eau de boudin.

    Au Portugal on dit finir en eau de morue, en Espagne l’équivalent est partir en eau de bourraches et en Angleterre l’expression semblable est s’écouler dans l’égout.

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    A propos de l'auteur

    Professeur V

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    Co-fondateur & Rédacteur de l'Anecdote.
    La science infuse de l'Anecdote
    "On peut dire ce qu'on veut sur les zombies, mais eux au moins ils t'aiment pour ton cerveau et non pour ton physique..."

    1 commentaire

    • Au XVIe siècle, eau désignait des sécrétions liquides et boudin désignait le pénis. Quand on tue le cochon, on le pend la tête en bas puis on l’égorge. Il est important de retirer le sang d’un animal avant de le consommer. En effet, il est un excellent milieu de culture pour les bactéries ce qui compromet la durée de conservation sans risque. De plus, la viande est alors plus appétissante. On recueil alors un maximum de son sang dans un récipient en utilisant la gravité. Pendant ce temps on couvre son sexe avec un linge épais. A sa mort le cochon relâche ses sphincters et, sans le linge pour absorber, l’urine viendrait polluer le sang. Le linge ne permet pas d’absorber toute la « fuite », il permet seulement d’enlever le récipient à temps. Sans ça, cela se terminerait en eau de boudin, littéralement en urine du sexe du cochon. Et le sang ne pourrait pas servir à préparer le fameux boudin.

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